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samedi 31 mars 2012

Critique : Mockingjay


Mockingjay
The Hunger Games #3
Suzanne Collins

Nous voilà enfin au dernier tome de la série. Encore une fois, si vous n'avez pas lu les deux premiers tomes, continuez votre lecture à vos risques, mais vous risquez d'y retrouver des détails sur ces deux derniers.

Mokingjay est le volume de la série que j'ai le moins aimé, et j'étais bien déçu en le terminant de ne pas avoir retrouvé ce que j'avais tant aimé dans le premier. Les revirements de situations étaient beaucoup moindre et j'ai simplement beaucoup moins accroché à l'histoire en général. J'ai trouvé les personnages beaucoup moins attachants (même si j'ai l'impression que c'était jusqu'à un certain point voulu) même que certains allaient jusqu'à me taper sur les nerfs. L'auteure a quand même su me surprendre à quelque reprises et au final le roman était quand même bon, seulement rien de comparable au premier.

L'histoire reprend donc où on nous avait laissé la dernière fois. Une rébellion se prépare au sein des districts qui croient pouvoir finalement venir à bout de la Capitale et du Président Snow et c'est à Katniss que revient le rôle de porte-étendard pour motiver les troupes et rallier le plus de gens possible à la cause. Le problème, c'est que la jeune fille n'est pas certaine qu'elle veut de ce rôle, peu persuadé qu'une victoire des rebelles n'égalerait pas seulement la mise en place d'un nouveau gouvernement qui vaudrait bien le premier.

Ce qui me dérange le plus dans ce dernier roman, c'est les changements apportés aux personnages. Je comprends que c'est pour illustrer qu'on ne peut plus être le même après avoir vécu de telles atrocités, mais j'ai eu l'impression d'avoir à faire à des étrangers plutôt qu'aux personnages que j'avais apprit à aimer dans les deux premiers volumes. Katniss en particulier est complètement transfigurée. Je comprends qu'elle est traumatisée, mais elle semble constamment balancer entre la fille courageuse qui s'est portée volontaire pour sauver sa sœur au tout début, et la fille instable qui explose à l'improviste chaque fois que quelque chose la contrarie, et je trouve ça étourdissant à la longue.

Aussi, le triangle amoureux commençait vraiment à m'énerver vers la fin, et l'issu ne m'intéressais même plus. J'avais trouvé vraiment rafraichissant que Katniss est l'air si peu intéressée par l'attention que lui donnait Gale et Peeta, je trouvait que ça changeait un peu. Mais ça a évolué en : « Oh mon dieu! Je ne sais pas lequel choisir! » comme dans toutes les histoires de ce genre et à la fin, j'en roulais les yeux. Même que Katniss, avec son attitude, ne méritais aucun des deux à mon avis. Même les deux principaux intéressés avaient l'air de trouver toute l'histoire ridicule vers la fin.

J'ai l'air de beaucoup me plaindre mais j'ai quand même aimé le livre dans son ensemble. Même la fin. J'ai lu beaucoup de critiques négatives sur la fin et je les comprends. Moi aussi au début je n'étais pas certaine d'être satisfaite. Mais après avoir réfléchit, j'ai réalisé qu'il ne pouvait pas y en avoir d'autre. Pas après tout ce qui c'est passé. Je ne veux pas en dire plus pour ne pas trop en révéler, mais selon moi, la fin est celle qu'il fallait.

Donc, pour conclure, j'ai tout de même aimé ma lecture, j'aurais seulement voulu retrouver la même intensité que dans le premier tome.

Je lui donne trois étoiles sur cinq. ***

Pour terminer, j'aimerais donner mon appréciation générale de la série. Et bien, je la recommande fortement! La série dans son ensemble est fascinante et bien que la qualité décline au peu au fil des volumes, elle reste quand même assez bonne pour valoir la peine.

Une chose dont je n'ai pas parlé encore mais sur lequel j'aimerais glisser un mot est la présence de la Capitale tout au long de la série. On peut vraiment sentir son pouvoir et la terreur qu'elle inspire à chaque moment. Chaque fois qu'il arrive quelque chose de beau, d'inspirant pour nos héros, la Capitale le prend et répond de façon horrible et sans remord, voir avec mesquinerie et une satisfaction à voir les gens souffrir. On ressent vraiment l'emprise qu'elle a sur les districts et la menace qui flotte au dessus de la tête des pauvres habitants est subtile, mais inoubliable. Le climat de terreur et d'incertitude est palpable, et j'ai trouvé cet aspect fascinant et vraiment bien écrit.

Donc, si vous aimez les romans du genre « dystopie », The Hunger Games ne devrait pas vous décevoir. C'est fort bien écrit, la psychologie des personnages est intéressante et certains aspects sont joués en finesse.

Je lui donne globalement quatre étoiles sur cinq. ****

vendredi 30 mars 2012

Critique : Catching Fire


Catching Fire
The Hunger Games #2
Suzanne Colins

Tout d'abord, j'aimerais conseiller à ceux qui n'ont pas lu The Hunger Games de ne pas poursuivre votre lecture, je ne vais pas vendre la mèche de Catching Fire lui-même, mais je risque peut-être de révéler certain détail du premier tome, soyez donc prévenu.

Katniss et Peeta sont donc sortit vainqueur du 74ème Hunger Games, mais l'aventure n'est pas terminée pour eux. Alors qu'ils ne demandent qu'à retourner vivre dans leur famille et mettre les terribles évènements des dernières semaines derrière eux, ils doivent maintenant participer aux « Victory Tour » et toutes les célébrations qui suivent normalement la fin d'un Hunger Games. Aussi, sont-ils obligé de continuer la comédie et s'assurer que la population les croient bien amoureux. Le Président Snow fait bien comprendre à Katniss qu'elle est mieux de faire attention : le geste qu'elle a porté dans l'arène semble avoir été interprété par beaucoup comme un geste de rébellion plutôt que comme un geste amoureux, et elle aurait ainsi réveillé le volcan tranquille...

J'avoue avoir été un peu déçu par Catching Fire. Pas parce qu'il n'était pas bon, au contraire, il l'était, mais parce que je n'est pas senti qu'il était aussi bon que le premier. J'aime bien quand dans une série on passe de « bon » à « extraordinaire » et ici on a plutôt droit à l'inverse. Ça m'a prit beaucoup plus de temps à m'intéresser à l'histoire et l'histoire elle-même était il me semble plus longue à démarrer. Par contre, une fois démarrée, l'histoire était palpitante et les revirements de situations étaient aussi surprenants que dans le volume précédant.

Un point sur lequel j'aimerais insister est le développement de la psychologie des personnages. J'y ai un peu touché dans mon article précédent, mais j'aimerais en parler plus en détail ici car je le trouve fascinant et je trouve que c'est dans Catching Fire que ça prend vraiment son importance. J'ai lu quelque part que Suzanne Collins voulait, avec sa trilogie, entre autre démontrer les effets de la guerre sur les jeunes. Un élément qu'elle démontre selon moi avec brio est le choc post-traumatique. À certain moment de l'histoire, j'ai sentis que les réactions et les émotions de Katniss étaient tellement rechercher et réelle que j'avais vraiment l'impression d'être dans la tête de quelqu'un en choc post-traumatique. J'ai trouvé cet aspect du roman particulièrement réussi et intéressant.

Pour finir, malgré ma petit déception que ce roman n'était pas aussi bon que le premier, je recommande fortement sa lecture à tout ceux et celles qui ont aimé le premier roman de la série.

Je lui donne quatre étoiles sur cinq. ****

jeudi 29 mars 2012

Critique : The Hunger Games


The Hunger Games
The Hunger Games #1
Suzanne Collins

Je ne sais pas pour vous, mais moi lorsque j'entends beaucoup parler d'un livre, je finis par devenir curieuse. Par contre, je suis une incorrigible septique : je dois le lire pour le croire. Trop souvent ais-je été déçu par le dernier phénomène de l'heure, qui n'était pas si bon que ça finalement. Je ne sais pas si c'est parce que je ne recherche pas la même chose que les autres lorsque je lis un livre, mais je semble peu souvent me joindre aux acclamations pour le dernier ouvrage sacré « chef d'œuvre » par tant de gens. C'est pourquoi The Hunger Games m'a agréablement surprise.

A-t-on encore besoin de présenter ce livre? Dans un monde détruit par un phénomène inconnu, surgit une nouvelle nation complètement différente de celle que l'on connait aujourd'hui. Au centre, une Capitale riche, où les gens sont excentriques et ne manque jamais de rien. À l'entour, 12 districts, très pauvres, où le monde travaillent d'arrache-pied pour fournir à la Capitale tout ce dont elle a besoin. Tout les ans, pour les punir d'une révolte passée, la Capitale force les 12 districts à fournir un jeune garçon et une jeune fille, choisis au hasard et qui devront participer au Hunger Games, un événement télévisuel où les 24 participants devront se battre pour survivre, car il ne peut y avoir qu'un seul vainqueur.

Collins nous prouve avec ce roman que littérature pour jeunes adultes n'égale pas écriture médiocre. Je dois même admettre qu'elle m'a réconcilié avec ce genre contre lequel, je l'avoue, j'avais beaucoup de préjugés. Dans The Hunger Games, on saute tout de suite, dès les premières pages, dans le feu de l'action, et ça n'arrête pas un seul instant. De plus, les nombreux revirements de situations nous surprennent à chaque détours : impossible de deviner à l'avance ce qui va se passer. Collins a le don d'étonner. Il n'y a pas de fla fla inutile, on va droit au but, mais ce n'est pas non plus essoufflant, le rythme est parfait.

Ce qui est vraiment intéressant pour moi dans ce roman, c'est le développement de la psychologie des personnages, surtout celui du personnage principal, Katniss. Je trouve que l'auteure à fait un travail incroyable à ce niveau, les réactions et les réflexions sont plausibles et recherchées. Mais j'en parlerais plus dans mes prochains articles, lorsque je réviserais les deux suites du roman, car je crois que cet aspect prend encore plus d'importance dans ses deux tomes.

En conclusion, est-ce que je recommande ce roman? Absolument! Je suis toujours à la recherche de quelqu'un qui a lu The Hunger Games sous ma recommandation et qui n'aurait pas aimé... ce n'est jamais arrivé jusqu'à maintenant!

Je lui donne cinq étoiles sur cinq. *****